Cinéma

Dimanche 19 octobre 2008
C'est le nom d'un film datant de 2001.
Sur le boitier du dvd il est inscrit "entre le Rocky Horror Picture Show et Priscilla folle du désert".  Attention, moi ce genre de description ça me fait peur, le Rocky étant pour moi la meilleure comédie musicale jamais écrite.
Je reste quelque peu sceptique quand j'apprend qu'il s'agit de l'histoire d'un groupe de rock transexuel.
Bon, allons-y, appuyons sur play...



La première chanson donne le ton, le groupe joue dans un restaurant peu fréquenté, les clients regardent avec frayeur cette grande folle blonde, quelques fans sont là. Et là elle raconte son histoire en chanson, petit garçon issu de Berlin Est lors de l'époque du Mur de Berlin, rêve de pouvoir partir à l'ouest vers la liberté.

On se dit qu'avec tout ce maquillage elle doit passer plus de temps au maquillage qu'à travailler ses chansons. Eh bien non c'est râté, la musique est bonne !

Mais alors pourquoi Hedwig and the Angry Inch n'ont-ils pas de public ?


Ce film a d'abord été une comédie musicale créée en 1998 par John Cameron Mitchell, notre chère Hedwig. Après l'avoir joué sept jours par semaine pendant dix mois, en ayant été quelques fois remplacé, l'acteur avoue dans le documentaire du dvd que ce film n'a pas franchement été une partie de plaisir à tourner...

La musique a été composée par Stephen Trask, un pur amateur de rock'n'roll.

Concert après concert, Hedwig poursuit le récit de sa vie. Encore garçon, il rencontre un militaire américain dont il tombe amoureux, qui lui suggère de se séparer d'un "petit bout de lui même" pour pouvoir être libre, se marier avec lui et partir aux Etats-Unis.


La principale histoire du film, je ne vous la conterai pas, je vous laisse le soin de la découvrir par vous même, parce que ça en vaut vraiment la peine...



 


Ouvertement homosexuel, John Mitchell a surtout participé à des projets liés à l'homosexualité. Il est rapidemment devenu une icône gay et défend les droits des homosexuels. Il a réalisé le film Shortbus, ainsi qu'un clip pour les Scissors Sisters et pour Bright Eyes, mais n'a pas fait grand chose de plus.


Bref, tous les morceaux sont bons chez Hedwig et je ne vais pas manquer de vous faire une petite sélection :

Tear me Down

Wig in a box

Origin of love

Angry Inch

Midnight Radio


j'arrête là sinon il y aura tout le film...


On aime le motard à la voix féminine, on aime les paillettes d'Hedwig, on aime sa façon cru de parler, de danser aussi, on aime la finesse des sentiments, et l'humour du film...

Ah oui et si vous vous procurez le dvd, regardez les scènes coupées, on comprend pourquoi elles ont été coupées, à mourir de rire !




photos : D.R.

Par Miléna
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Dimanche 20 avril 2008
Voilà un film que j'attendais impatiemment : moi, presque nourrie au biberon par les Rolling Stones (merci papa), voir sortir un film du grand Scorsese sur un concert de ces quatre vieux schnock, ben je me rue dessus mon bon ami !







Première surprise, ce film est drôle. Au début on voit en effet, Mick Jagger et Martin Scorsese parler séparemment chacun dans leur coin de la scène où le film va être tourné. Scorsese dit avoir tout préparé comme Mick le souhaitait, et on entend ensuite Mick dire que ce n'est pas du tout ce qu'il voulait... héhé, premier état de stress pour le grand Marty. Ensuite, quelques heures avant le concert, Marty n'a toujours pas la set-list du concert. "Peut-on savoir ce qu'ils vont jouer ???" Il montre trois paquets de feuilles contenant les noms des morceaux qu'ils vont probablement jouer...

Le concert est présenté par Bill Clinton parce que c'est un truc de charité contre le réchauffement climatique ou quelque chose dans le genre, il ne nous épargne pas un discours niais en disant que "les Stones connaissent ce problème et ont déjà agit contre" youpi bravo c'est super bien, t'as fait ta bonne action (le bougre quand même, il a invité une trentaine de personnes au 1er balcon).

Bref on passe à autre chose, petite concertation avec les techniciens : "Si Mick reste plus de 18 secondes sous le projecteur, il va cramer !", ce à quoi Scorsese répond "c'est exclu ! on peut pas faire cramer Mick Jagger !!". L'heure H approche, toujours pas de set-list, un technicien arrive furtivement vers Scorsese, lui jette la feuille de la set-list, Scorsese l'attrape et, ni une, ni deux, boum, ça démarre : riff d'intro de Jumping Jack Flash.
C'est là que l'on voit tout le potentiel du réalisateur, ce film tient une dynamique incroyable ! En fait au départ on a l'impression que c'est un film sur Scorsese qui fait un film sur les Stones.

Et instatément on en a plein les oreilles, il faut dire que les conditions dans lesquelles j'ai vu ce film sont parfaites : le cinéma Max Linder à Paris, un écran géant, un son superpuissant et nickel !
Les morceaux s'enchaînent et au bout du quatrième ou cinquième, gros plan sur Charlie Watts qui regarde la caméra en poussant un soupir de fatigue...Petit retour en arrière,  une interview de Jagger dans les années 60 :
"-depuis combien de temps vous faîtes cela ?
- 2 ans et je ne pensais pas qu'on arriverait jusque là, je n'y croyais pas au début, ça fait 2 ans et les gens disent encore qu'on est un nouveau groupe...
- et vous pensez que ça va encore durer longtemps ?
- non, je pense encore un an, c'est tout"
.... 40 ans plus tard...ils sont toujours là.

Très vite, le premier invité arrive, Jack White vient chanter et jouer de la guitare avec Mick sur Loving Up. On dirait, au début du morceau, que Jack n'arrive pas à se contenir tant il est content d'être là, plein de sourires vers Mick...




Plus tard viendra Buddy Guy sur Champagne and Reefer de Muddy Waters (une des influence majeure des Stones), quelle voix il a ce bonhomme... Ron Wood est déchaîné. Toujours dans la dynamique du film, à un moment rapide, gros plan sur Keith qui crache sa cigarette terminée (il doit être le seul à fumer dans la salle en fait).
Vers le milieu du concert, Jagger présente tout le groupe : il y a en effet trois choristes, dont une nana à la voix époustoufflante, des cuivres (trompette, trombonne et saxophones), un bassiste et un type au clavier.  Il présente aussi ses vieux accolytes : quand c'est au tour de Charlie Watts, il lui dit "dis bonjour Charlie !", Charlie : "Hello", Mick : " Il parle !!".



Ce n'est qu'au bout d'un certain temps que Keith Richards commence à pousser la chansonnette sur Far Away Eyes, apparemment Mick n'est pas prévenu et ça le surprend un peu, il le regarde bizarrement...
Sur Tears Go By, que Jagger présente comme l'un de leurs premiers morceaux qu'ils ont "donné" (à Marianne Faithfull) car n'étaient pas fiers du résultat, la complicité est sans précédent entre Mick et Keith.
Plus tard, Mick disparaît et c'est Keith qui chante en solo sur You Got the Silver avec sa voix fragilisée. Puis Mick réapparaît à l'autre bout de la salle, traverse le public (armé de quelques gardes du corps) pour répéter à nouveau sa danse endiablée et frétillante, je crois que c'est sur Sympathy for the Devil, mais à confirmer.
Bref avec tout ça, grâce à Martin Scorsese, vous avez l'impression d'être dans la salle, très sincèrement à chaque fin de morceau j'ai failli applaudir "ah mince, non, je suis au ciné là !". Mais ce qui est fort c'est qu'à certains moments vous avez aussi l'impression d'être sur la scène avec eux, et voire parfois dans leur tête !

Vers la fin, nous avons la visite de Christina Aguilera, à laquelle j'épargnerais une critique méchante, disons qu'elle ne chante pas faux (sur Live with Me), mais je déteste sa façon de chanter : "oooohmmmmrrrrrryéhiyéhiyeeeah !!", c'est le seul moment du film où j'ai arrêté de taper du pied.

Et voilà, la fin est proche, la caméra recule, recule, sort de la salle, sort de la rue, sort du quarier, etc et donne un gros plan sur la ville de New York, avec la pleine lune, qui se transforme en....langue des Stones évidemment ! C'était le dernier clin d'oeil, réveillez-vous de ce rêve il faut sortir !

Je regretterais juste l'absence de mon morceau préféré des Stones : Gimme Shelter, surtout qu'avec cette choriste, ça aurait pété du tonnerre !


Par Miléna
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Mardi 25 décembre 2007
Les lecteurs de ce blog ne doivent  pas être sans savoir que Tim Burton relance Johnny  Depp et Helena Bohnam Carter dans un nouveau film : Sweeney Todd, qui sortira le 23 janvier sur nos écrans français. L'histoire d'un barbier mis en prison alors qu'innocent qui décidera de se venger à sa sortie...


Sweeney Todd

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Martin Scorsese a réalisé un documentaire Shine a Light sur le groupe légendaire des Rolling Stones, il aurait filmé les deux concerts du Beacon Theatre de New York en octobre 2006 et le film concert porterai sur la tournée Bigger Bang (dernière en date). Shine a Light sortira en France mi-avril 2008, patience !

Scorsese est paraît-il depuis toujours un grand fan des Stones et rêvait de les filmer...




photo D.R.



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Par Miléna
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Jeudi 23 novembre 2006

 

 

Titre de nénettes ? Oui.
"  Pourquoi c’est ton acteur préféré ? Parce qu’il est beau et qu’y joue bien ! "

Mais le pire c’est que ces nénettes elles ont raison ! ! !

Mais ici on va plutôt faire un vrai portrait.

 

Johnny Depp "oui ma veste est cryptée et alors ?"

 

 

Johnny Depp, en fait, il est " tout public ".


De Burton à Jarmush, en passant par Gilliam ou encore Kusturica, n’importe quel individu occidental a forcément vu un de ses films. Et le pire c’est qu’il arrive à être " anti-star ".

L’une des choses que Depp parvient à faire à la perfection dans son rôle d’acteur, c’est de pouvoir jouer tout et n’importe quoi. Allons faire un tour du côté de ses " métiers " à l’écran : créature scientifique, jeune rebelle, journaliste déjanté, détective, chocolatier, pirate, libertin, pêcheur et vendeur de voiture, écrivain, agent du FBI…

Il sait même jouer à travers une marionnette en pâte à modeler (Les Noces Funèbres).

La multiplication des genres au final, poésie, déjanté, thriller, mystère ; au moins un qui ne s’enferme pas toujours dans le même rôle… Oui on peux appeler ça du talent, du talent…

 

 

Las Vegas Parano - T.Gilliam Edward Scissorhands Cry Baby - John Waters  Corpses Bride - Tim Burton Charlie and the chocolate factory - Tim Burton

 

 

Là où j’affectionne Depp un peu plus, c’est qu’il a joué dans la plupart des films de Burton, qui se trouve être l’un de mes réalisateurs préférés. Il a aussi fait partie d’un groupe de musique, avant d’être acteur (The Kids), et qu’avec il a fait des premières parties d’Iggy Pop. Et enfin, il est marié à une française (ok, c’est chauvin, mais il a vraiment du goût !). Et surtout il échappe à la pipolisation de son couple et de sa vie privée (c’est ça l’anti-star).

Le monsieur a également été réalisateur, pour le film The Brave, avec comme partenaire à l’écran, pas un des moindres, Marlon Brando. Film que je cherche encore, en apprenant ça j’ai été plutôt surprise…mais en même temps, il en était capable.

 

 

Ah Johnny… en plus il a une personnalité terrible: humour pince-sans-rire, autodérision (qui se retranscrit même dans ses rôles, cf Arizona Dream), rentre dans le jeu des journalistes, enfin dans les interviews il est à mourir de rire.

Qui est-ce que j’entends dire qu’il n’a pas tout de parfait, puisque Pirates des Caraïbes ? Ouais, c’est vrai, mais il l’a fait pour que ses enfants puissent le voir dans ses films, c’est meugnon, non ? Puis bon, dedans il a tellement pompé le look Keith Richards qu’on lui pardonne.

 

 En ce qui concerne son actualité, on le retrouvera en 2007 dans Sweeney Todd, encore avec Tim Burton , adapté d’une pièce musicale de Broadway datant de 1979, signée Christopher Bond, Hugh Wheeler et Stephen Sondheim.

Par Miléna
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Samedi 26 août 2006

La science des rêves, dernier long métrage de Michel Gondry, est sorti le 16 août dernier.
Evidemment après Eternal Sunshine of the Spotless Mind, on se demande ce que Gondry a encore bien pu inventer dans son univers bien particulier.

 

                                                                                                     

Afiiche La science des rêves Les rêves donc, sujet fortement exploitable, plus que subjectif, mystérieux et intrigant... On rentre encore dans un univers un peu glauque en douceur, au début du film, Stephane (Gaël Garcia Bernal) redébarque en France à Paris chez sa mère (Miou-Miou), après avoir perdu son père avec qui il vivait au Mexique. Sa mère lui a trouvé un boulot dans une entreprise de calendriers.
Jusque là rien de bien bizarre.
Puis les évènements s'enchaînent et il se trouve que cette entreprise est miteuse à souhait, que Stephane a rencontré sa voisine Stephanie (Charlotte Gainsbourg) mais essaye de lui faire croire qu'il n'est pas son voisin parce qu'il en tombe amoureux, et entre tout ça, il fait des rêves.
Des rêves dont il explique la recette (qui se passe sur un plateau télé en carton), des rêves remplis d'objets qui font office d'éléments naturels, des rêves somnambules parfois, tout dans l'imagination.

 

 

 

 

LA science des rêves

 

 

 Alain Chabat, qui joue un employé dans l'entreprise, tient un rôle bien beauf et fait beaucoup sourire. En fait le jeu des acteurs dans ce film n'est pas éblouissant. Je ne parle pas de Charlotte Gainsbourg parce que je n'ai jamais aimé son jeu, mais pour Garcia Bernal, il jouait étonnement mieux dans La mauvaise éducation d'Almodovar, ou même dans Carnets de voyage. Les autres acteurs ne se font pas plus remarqué.
Oui voilà, c'est la chose qui m'a le plus déçu dans ce film. C'est dommage que cela ne suive pas avec le reste.

Avec un peu plus de recul je me rend compte que finalement j'ai plus aimé ce film que je le pensais à la sortie de la salle, mais je garde certaines réserves quand même. Il m'a beaucoup moins plus que Eternal Sunshine.

En plus vous apprendrez même quelques jeux de mains (pas de vilains) assez amusants...

 

 

 

Par Miléna
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