Combien de fois vous ai-je parlé de Wraygunn sur ce blog ?
A vrai dire plein de fois, j'avais déjà vu un de leur concert
en 2006 à Lille chroniqué ici, je vous avais également parlé de Paulo Furtado, le leader du groupe.
Et bien ils ne cessent de proliférer leur activité puisque leur nouvel album Shangri-La sort aujourd'hui, le 29 octobre. Et nos chers portuguais ne se sont pas résignés à reproduire
ce qu'ils avaient déjà fait avec Ecclesiastes 1.11, leur précédent album.
Celui ci commence sur les chapeaux de roues, trois morceaux très dansants et dynamiques : Ain't it nice qui nous fait retourner dans les années 70's,
et toujours cette merveilleuse voix de la chanteuse Raquel Rhala qui nous demande en choeur si on trouve ça sympa... Gardez le rythme avec le morceau qui suit, Love is my new drug,
thème souvent abordé dans leurs chansons, Raquel s'énerve un peu, ça donne un ton différent à sa voix qui n'est pas des plus désagréables, elle descend même dans les graves et pousse des cris, ça
doit bien être le morceau le plus dynamique de l'album. Puis vient le "tube" de l'album : She's a go-go dancer, de gros tambours, un
refrain répétitif et rapide, quelques riffs rappelants les vieux westerns, "go-go dancer may be my big sister" suivit de sifflements toujours très westerns.
Et ça reprend de plus belle avec Love Letters from a muthafucka, on ne sait pas ce qu'on leur a fait, mais ils sont vraiment remontés, tous en choeur pendant le refrain, on entend même
un peu de synthé, en fait c'est peut-être celui-ci le morceau le plus énergique, on oserait dire qu'il est limite punk... Everything's gonna be ok, assez répétitif au premier abord
mais on est très vite entraîné et au final on ne veut pas que le morceau se termine déjà...puisque tout ira bien...
Puis commence à se calmer avec Hoola-hoop woman, le morceau le plus long de l'album, plus de neuf minutes trente, ce qui ne s'était encore pas trop vu chez Wraygunn. Titre très lancinant
avec de bonnes frappes de batterie et toujours cette merveilleuse voix...aaah...
Vient Rusty Ways, un morceau quasi sans instrument (je n'ai pas réussi à reconnaître de quoi provient ce son qui martèle le morceau), chanté par Raquel et la choriste.
Just a gamblin man suit le chemin, très lent, la voix de Paulo Furtado très grave et sussurante.
L'album reprend du poil de la bête avec Lady Luck, guitare très répétitive, tambourin à fond les ballons, ils s'énervent pendant le refrain et nous on secout la tête. Le morceau
s'arrête net.
Work me out : la façon dont est dit le "work me" est tellement envoûtante qu'on reste là.
Sur Silver Bullets Pedro
change de voix "can be your man, can be your devil" sont des mots qu'on a souvent retrouvé sur Ecclesiastes 1.11, encore un titre très entraînant mais très court.
Suit Boom-boom ah-ah (oui ils aiment bien les onomatopées) qui commence de manière désuète et finit vite par s'enroler dans le "boom boom" de la grosse
caisse, on retrouve plusieurs rythmes différents dans ce morceau de plus de six minutes, ce qui n'est pas sans rappeler certaines structures des morceaux d'Arcade Fire. ,
Enfin on découvre No more my Lord, ce titre prend des airs de grands chants mystiques ("Jesus dead man" ?), un peu surprenant
celui-ci, je vous avait dit qu'il ne s'étaient pas résignés à reproduire ce qu'ils avaient déjà fait... Mais c'est déjà la fin, avec tout de même presque une heure de
musique, les Wraygunn nous quitte jusqu'à une prochaine écoute...
Quatre des morceaux de leur album sont en écoute sur leur myspace : http://www.myspace.com/wraygunn , et n'hésitez pas à regarder leur clips vidéo qui sont toujours délirants !

Vos impressions