Lundi 29 octobre 2007



Combien de fois vous ai-je parlé de Wraygunn sur ce blog ?
A vrai dire plein de fois, j'avais déjà vu un de
leur concert en 2006 à Lille chroniqué ici, je vous avais également parlé de Paulo Furtado, le leader du groupe.

Et bien ils ne cessent de proliférer leur activité puisque leur nouvel album Shangri-La sort aujourd'hui, le 29 octobre. Et nos chers portuguais ne se sont pas résignés à reproduire ce qu'ils avaient déjà fait avec Ecclesiastes 1.11, leur précédent album.
 

Shangri-La Wraygunn 2007






Celui ci commence sur les chapeaux de roues, trois morceaux très dansants et dynamiques : Ain't it nice qui nous fait retourner dans les années 70's, et toujours cette merveilleuse voix de la chanteuse Raquel Rhala qui nous demande en choeur si on trouve ça sympa... Gardez le rythme avec le morceau qui suit, Love is my new drug, thème souvent abordé dans leurs chansons, Raquel s'énerve un peu, ça donne un ton différent à sa voix qui n'est pas des plus désagréables, elle descend même dans les graves et pousse des cris, ça doit bien être le morceau le plus dynamique de l'album. Puis vient le "tube" de l'album : She's a go-go dancer, de gros tambours, un refrain répétitif et rapide, quelques riffs rappelants les vieux westerns, "go-go dancer may be my big sister" suivit de sifflements toujours très westerns. 

Et ça reprend de plus belle avec Love Letters from a muthafucka, on ne sait pas ce qu'on leur a fait, mais ils sont vraiment remontés, tous en choeur pendant le refrain, on entend même un peu de synthé, en fait c'est peut-être celui-ci le morceau le plus énergique, on oserait dire qu'il est limite punk... Everything's gonna be ok, assez répétitif au premier abord mais on est très vite entraîné et au final on ne veut pas que le morceau se termine déjà...puisque tout ira bien...
Puis commence à se calmer avec Hoola-hoop woman, le morceau le plus long de l'album, plus de neuf minutes trente, ce qui ne s'était encore pas trop vu chez Wraygunn. Titre très lancinant avec de bonnes frappes de batterie et toujours cette merveilleuse voix...aaah...

Vient Rusty Ways, un morceau quasi sans instrument (je n'ai pas réussi à reconnaître de quoi provient ce son qui martèle le morceau), chanté par Raquel et la choriste. 
Just a gamblin man suit le chemin, très lent, la voix de Paulo Furtado très grave et sussurante.
L'album reprend du poil de la bête avec Lady Luck, guitare très répétitive, tambourin à fond les ballons, ils s'énervent pendant le refrain et nous on secout la tête.  Le morceau s'arrête net.  
Work me out : la façon dont est dit le "work me" est tellement envoûtante qu'on reste là. 

Sur Silver Bullets Pedro change de voix "can be your man, can be your devil" sont des mots qu'on a souvent retrouvé sur Ecclesiastes 1.11, encore un titre très entraînant mais très court.
Suit Boom-boom ah-ah (oui ils aiment bien les onomatopées) qui commence de manière désuète et finit vite par s'enroler dans le "boom boom" de la grosse caisse, on retrouve plusieurs rythmes différents dans ce morceau de plus de six minutes, ce qui n'est pas sans rappeler certaines structures des morceaux d'Arcade Fire.  ,  
Enfin on découvre No more my Lordce titre prend des airs de grands chants mystiques ("Jesus dead man" ?), un peu surprenant celui-ci, je vous avait dit qu'il ne s'étaient pas résignés à reproduire ce qu'ils avaient déjà fait...   Mais c'est déjà la fin, avec tout de même presque une heure de musique, les Wraygunn nous quitte jusqu'à une prochaine écoute...



photo by Pedro Medeiros






Quatre des morceaux de leur album sont en écoute sur leur myspace : http://www.myspace.com/wraygunn  , et n'hésitez pas à regarder leur clips vidéo qui sont toujours délirants !



Par Miléna - Publié dans : Chroniques Albums/Dvd
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Mardi 5 juin 2007

 

icky-thump.jpg  



Cet album porte bien son nom : Icky Thump vient de " By Ecky Thump ! ", une expression de surprise en Angleterre. Et en effet quelle surprise avec cet album !

On démarre avec le titre phare, Icky Thump, plein de cornemuse bizarrement (mal ?) jouée, en fait c’est amusant, il faut l’écouter avec humour sûrement, ça reste très "white stripesien" et expérimental… Ce morceau aborde le difficile problème de l'immigration latino aux Etats-Unis.

Pourquoi Meg ne fait pas de progrès en batterie ? Elle le fait exprès c’est pas possible, parce qu’avec un morceau comme 300mph Torrential Outpoor Blues, ça se remarque. Et attention à son faux air de chanson doucereuse (qui contient plusieurs types de blues), une guitare bien criante et énervée fera son apparition de temps à autres.

Alors là on arrive dans un nouveau genre chez les WS avec Conquest, très surprenant au premier abord " mais qu’est-ce qui leur prend ? ", d’un coup on se croit dans une arène avec toutes ces trompettes, puis ensuite à un concert de métal… complètement dingo ! Il s’agirait en fait d’une reprise mariachi (bienvenue au Mexique) d’un titre de Patti Page. J’en reviens toujours pas, le premier qui dira que cet album ressemble aux anciens, offrez lui des cotons tiges. 


photo-by-Autumn-De-Wilde

Puis vient Bone Broke… moins plaisant celui ci, un son étouffé et saturé, on a envie de zapper.

On retrouve la cornemuse sur le morceau suivant, Prickly Thorn, et là on arrive en Ecosse, un clin d’œil à leurs ancêtres, disent-ils…une grosse caisse arrive en renfort après les tambourins, encore un morceau très amusant, mais très certainement lassant à la longue.

Bon, St Andrew c’est n’importe quoi, là on est dans l’aigu insupportable, quasiment inécoutable, Jack parle d’une chanson sur la mort de son père.

Ca se rattrape bien avec Little Cream Soda, on retrouve le bon vieux rythme de batterie de Meg, un son bien plus lourd, heavy, sur cet album par rapport aux autres se confirme avec cette chanson désespérée, dixit Jack White.

Sur Rag and Bone Jack et Meg se parlent, des séquences dialogue entre des rythmes effrénés, encore un nouveau genre chez eux. 

Un bon nombre de personnes doivent se demander comment Jack va faire pour jouer les morceaux avec de la cornemuse sur scène, et bien comme en témoigne un live sur youtube, un clavier fera office de cornemuse…Bien moins marrant, espérons qu’il trouvera un autre compromis pour la scène. 
 

Morceau suivant (I’m Slowly Turning Into You) hasardeux, chant à deux voix le plus souvent, assez linéaire. A martyr for my love for you, la voix de Jack est plus posée, assez entraînante, il nous raconte une histoire on écoute, simplement (mon dieu mais c’est presque une ballade…). Sur le treizième et dernier morceau Effect and Cause, on a une guitare acoustique, ce morceau me fera presque penser à un des Beatles ou même d’Elvis…

Un album plutôt difficile, soit on adore, soit on déteste, à vous de voir… 


WS-photo-by-autumn-de-wilde.JPG

Sortie le 18 juin

Par Miléna - Publié dans : Chroniques Albums/Dvd
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Samedi 19 mai 2007

BRMC - Baby 81



Amusant, amusant… A la première écoute de l’album, j’ai été très déçue. Seuls quatre ou cinq morceaux me plaisaient… Les autres j’avais envie de les zapper, de passer au morceau suivant pour voir si c’était mieux. En fait le début de l’album avait très bien commencé, les trois premiers morceaux étaient particulièrement plaisants, surtout Berlin (le meilleur morceau de l’album à mon goût), mais je trouvais que la suite dégringolait de façon catastrophique…

Et puis à ma deuxième écoute, tout va bien, je me fais l’album entier sans difficulté, tout coule très bien.

Alors pourquoi ce blocage à la première écoute ?

Peut-être parce que j’ai gardé le souvenir des BRMC en acoustique, sur Howl, alors que sur Baby 81 ils ont repris les guitares électriques à fond…La voix du chanteur est toujours aussi fluide, aussi " doucettement " rock’n’roll.

Revenons sur les trois premiers morceaux, direct on nous prévient que l’album ne sera pas de tout repos, quand on écoute cet album ce n’est pas possible de ne rien faire à côté, c’est un truc à faire développer une hyperactivité aiguë chez le pire des mollassons…Berlin, malgré son rythme de batterie constant, arrive à produire " plusieurs morceaux en un ", en tout cas il possède une évolution. Weapon of Choice qui suit, reprend un peu le même concept que Berlin mais en plus énervé, en fait on s’imagine sur une moto en train de rouler le plus vite possible sur une route déserte (pas pour rien qu’ils s’appellent Motorcycle Club…).

Ensuite ça se calme un peu sur les deux morceaux suivants, on ne peut pas dire qu’on soit vraiment dans la ballade, parce que ça reste très énergique : on ne peut toujours pas poser son cul sur un fauteuil sans rien faire !

666 Conducer reste à mon avis le titre le plus fidèle au " style BRMC " notamment l’intro qui rappelle un morceau de Howl, si je me souviens bien.


BRMC - D.R.




Mon god, se seraient-ils calmés sérieusement sur le morceau suivant, avec cette espèce d’intro zen ? Ok, je peux enfin poser ma fraise quelquepart, Peter Hayes pose sa voix tranquillement, c’est bon…. Et merde la batterie démarre… non ça va, c’est une ballade, prenez ces 5min 44 pour vous reposer, parce que la suite reprendra de plus belle…Qu’est-ce que j’avais dit.. : Lien on your Dreams commence saccadé et vous oblige à vous relever…

Voici un morceau intéressant, American X, non pas parce que c’est le plus long de l’album (9min11) mais parce que son intro est bonne, que la suite est particulière mais finit par devenir intéressante grâce à un " on-ne-sait-quoi ", c’est lancinant, très mélancolique.

Certains morceaux que je trouvais trop linéaires à la première écoute, deviennent plutôt mélancoliques au final.

On retrouve de l’acoustique sur le dernier morceau, Am I Only, qui n’est pas sans rappeler Howl, un petit final tristounet sur la solitude.

Sur cet album on oscille entre espoir et désespoir, entre joie et tristesse, c’est peut-être aussi ce qui le rend difficile à écouter au début, puis qui finalement réussi par se compléter grâce à ces deux visages.

Les BRMC ont encore frappé, encore un album original, aucunement copié sur les trois précédents…

 

 

 

 

 

Par Miléna - Publié dans : Chroniques Albums/Dvd
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Mercredi 16 mai 2007



Bright Eyes - Cassadaga (avril 2007)

Bright Eyes


parce que j'en avais parlé
ici, et que les deux albums en question étaient excellents





The Whites Stripes - Icky Thump (18 juin)


icky-thump


parce qu'ils sont toujours là pour une bonne surprise, et que mandolines, trompettes et cornemuses sont au rendez-vous sur ce nouvel album de treize titres.







Queens of the Stone Age - Era Vulgaris (11 juin)

queens-of-the-stone-age-era-vulgaris


parce qu'en rock "lourd" on ne fait pas mieux aujourd'hui, et que plein d'invités seront à l'heure sur l'album : Mark Lanegan, Trent Reznor (Nine Inch Nails) et Julian Casablancas (The Strokes)...





Black Rebel Motorcycle Club - Baby 81 (1er mai)


BRMC - Baby 81



parce que j'adore la voix du chanteur, que c'est le genre de rock entraînant que j'aime, et là les deux morceaux que je viens d'entendre ont bien chatouillés mes oreilles...





On attend, on écoute et on vous dis (mes oreilles et moi)...

Par Miléna - Publié dans : Chroniques Albums/Dvd
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Mardi 8 mai 2007

 

Avril 2007, Patti Smith a 60 ans, et nous sort un album de douze reprises, "Twelve"

Pour ma première écoute de l'album, je n'ai pas regardé les titres. J'essaye de deviner au fur et à mesure des morceaux. A la fin de l'album, j'en ai deviné six ou sept, et en plus ce sont tous des artistes que j'aime beaucoup : les Stones, Crosby Stills Nash & Young, Stevie Wonder, The Doors, Jefferson Airplane, Nirvana, Jimi Hendrix...

 

En tout cas Patti a gardé sa voix de jeunesse, par contre elle ne "hurle" plus, pas sur cet album. Les reprises sont certes bien appropriées et réadaptées mais en plus quasimment la totalité des morceaux dépassent les quatre minutes et souvent plus, ce qui nous permet de bien sentir la fluidité des morceaux et d'apprécier la réadaptation.

 

 

Une petite note particulière pour White Rabbit (Jefferson Airplane), celle ci doit être la plus réussie à mon goût, on y retrouve plus en particulier la voix rauque de la chanteuse. Elle déclare avoir réinterprété ce morceau en signe de "respect à cette grande dame", la chanteuse du groupe Grace Slick, puisqu'en plus il s'agit du seul morceau de Twelve écrit par une femme et selon elle c'était la "reprise la plus intimidante". Intéressant, isn't it ?

 

 

 

Patti Smith - Twelve  

 

 

Parmi les titres que je n'ai pas su trouver du premier coup : Tears for fear, George Harrison, Bob Dylan "Changing of the guards", The Alman Brothers et que sais-je encore, bref il y en a pour tous les goûts amateurs de rock, jetez-vous dessus !

 

 

 

 

Par Miléna - Publié dans : Chroniques Albums/Dvd
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