Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 22:20


Iggy Pop, nouvel album spécial frenchies : Préliminaires

Une curiosité accompagnée de quelques doutes, tout de même...

http://www.iggypoppreliminaires.com/
Par Miléna - Publié dans : Groupes/Artistes
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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 17:04
  






Les Pilules Bleues de Frederik Peeters (rien à voir avec le Peeters des Cités Obscures, cf l'article #01) traite d'une façon d'aborder la sexualité.
Quand l'amour de sa vie a le VIH, et que son enfant aussi...
Le sujet peut paraître un peu "trash", on peut se dire "ouh là non je vais pas lire ça en ce moment si ça va pas". Mais non, c'est traité avec "normalité", finesse, poésie, sans hystérie. Quand on sait que c'est autobiographique, on se dit "bien joué", il a pris du recul.
On y voit comment le couple gère la maladie, comment il fait face au coup de la capote percée, qui là peut s'avérer mortel... Et d'ailleurs on y apprend pas forcément la réponse que l'on aurait attendu d'un docteur... Assez intéressant. On y voit la compassion et la pitié d'un beau père pour cet enfant condamné.
Un homme très songeur, une façon d'aborder la vie avec abnégation et simplicité, ça vous ramène à vous-même et à votre façon de la voir, cette vie.





On enchaîne avec une autre bande dessinée, qui traite d'une autre manière de voir la sexualité... chez les personnes... âgées.
Rabaté et son "Les petits ruisseaux" ne pourra que vous enchanter. C'est l'histoire de deux petits vieux, qui vont à la pêche ensemble tous les jours. L'un se sent seul et pleure sa défunte femme chaque jour, l'autre, veuf également, se console en peignant des femmes nues. Ils sont amis mais ne se parlent pas plus que cela. Un jour le peintre décède et l'autre découvrira des personnes de la vie de son ami défunt assez étonnantes. Puis il décidera de partir en voyage, un genre de dernier voyage...
Après avoir lu cette BD, vous ne serez plus "horrifiés" d'imaginer ce que vos grand-parents font peut-être encore sous leur edredon... C'est plein de poésie, de tendresse et d'humour. On en a les larmes aux yeux.



Maintenant on va sortir de la poésie, avec une BD beaucoup plus glauque : Black Hole de Charles Burns. De la BD un peu plus rock'n'roll aussi, puisque ce Mr Burns a fait beaucoup d'illustrations, notemment la pochette Brick by Brick d'Iggy Pop.

                             

On part dans un monde d'adolescents dont certaints sont atteints d'une maladie étrange, un monde où on ne voit pas de parents, mais des espèces de "camps d'ado malades" dans des fôrets, des histoires d'amour, de sexe, de drogue... C'est un poil malsain tou ça... Ah l'adolescence... oui dans cette BD, "muer" prend tout son sens. C'est assez fascinant puisqu'on ne comprend pas tout de suite dans quel monde vivent ces ado.
Je trouve aussi que ça a un petit côté actuel dans le sens où cette mutation des ado, pourraient être dû à une attaque nucléaire à la Tchernobyl, à un environnement loin d'être pur, mais ça, chacun l'interprête à sa façon.



Voilà pour ce que j'ai lu récemment, mais je vais aussi vous montrer une trilogie de BD qu'il faut absolument lire, et que je dois lire aussi :

La trilogie New Yorkaise de Will Eisner. C'est un peu le Hergé des américains, un maître de la bd américaine. La ville de New York, sa ville natale où il a grandit (surtout le Bronx et Brooklynn), est quasimment toujours présente dans ses travaux. Il l'aime et ressent le besoin de la faire vivre à travers son art.
J'ai présenté cette trilogie dans mon exposé sur la ville dans la bd puisque les tomes s'intitulent : 1. La Ville, 2. L'immeuble, 3. Les Gens. Dans le 1er tome, la ville a sa propre histoire et ses propres codes, son histoire est racontée par les objets qui la compose : bouches d'égout, d'incendie, perrons, fenêtres...
Cette trilogie ne se trouve pas dans ma bibliothèque de petite ville de banlieue, elle a été réeditée cette année chez Delcourt et  le tome 3 vient tout juste de sortir. Les anciennes éditions doivent donc être introuvables....



Voilà, j'en ai fini pour aujourd'hui. Vous l'aurez peut-être remarqué, j'ai ouvert une nouvelle catégorie pour ces articles, les classer dans "Divers" aurait été une honte, tout d'même !
Je vais donc sûrement par la suite "chroniquer" mes lectures bédéistiques...
(tous en coeur : "OUUUUAAAAAIS !!!!")


Par Miléna - Publié dans : Bande Dessinée
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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 15:57
La BD, je la découvre.
Cet été, en discutant avec un pote qui entre dans une école de dessin à Angoulême, je me rend compte qu'en fait je ne connais rien à la BD. Ce n'est pas Astérix & Obélix, ainsi que le Petit Spirou ou encore Tintin qui vont glorieusement remplir votre bdthèque...
Alors il m'a établi une liste des BD indispensables, puis en en parlant autour de moi au boulot (stage) on m'en a aussi prêté. En faisant un exposé sur "la ville vue par la bande dessinée" pour la fac, j'en ai également découvert d'autres (d'ailleurs merci à Ced et Alex pour leur aide ;-)
 Autant vous dire que je suis restée sur le Q, c'est assez incroyable ce qu'une BD peut vous procurer comme émotions...
La bibliothécaire de la ville me voit souvent.
Alors j'ai donc décidé de vous présenter des BD qui valent vraiment, vraiment, vraiment le coup.


   


Voilà la série des Cités Obscures de Shuiten et Peeters, qui, je le pense, on peut qualifier de classique. Cette série apparue dans les années 80 et inventée par deux belges a été mon exemple dans mon exposé sur la ville, en fait elle est basée sur des villes héroïnes. Les personnages changent à chaque tome (plus d'une dizaine de tomes), mais la ville est toujours présente, ce sont toutes des "cités obscures". Cette BD est très basée sur l'architecture, voyez vous même par la première page des Murailles de Samaris ci-dessus... Toutes les intrigues sont basées sur des questions d'architecture, les villes vont se jouer de leurs habitants. Selon les auteurs, la ville ne pouvait pas être l'élément secondaire, ce serait le personnage principal. Un concept plutôt unique, et très réussi.


Ensuite, voilà une BD qui m'a le plus passionée dans toutes celles que je vous présente : Le Photographe.
Une série en 3 tomes, qui raconte une mission réelle de Médecins sans Frontières en Afghanistan dans les années 80, mais qui n'est sortie que dans les années 2000. Cette série mêle les dessins d'Emmanuel Guibert, ainsi que les photos de Didier Lefèvre, le photographe de la mission. Encore un concept original, mélanger la réalité des photos narrée avec des dessins de personnages non moins réels...


Sur le site de cette BD, vous pourrez lire les premières pages des différents tomes, pour vous faire une idée...


Cette histoire est très prenante, le photographe raconte ses peurs d'entrer dans un pays en guerre, ses doutes, son excitation... Dans le 3ème tome, un dvd est livré avec, un documentaire filmé en Afghanistan par une des médecins de la mission, un des personnages de la BD. Je n'ai pas osé le mettre dans mon lecteur, associer des images vivantes à des images sur papier, surtout avec une histoire pareille, c'est très difficile. Surtout quand j'ai appris que le photographe avait perdu une dizaine de dents à la suite de ce voyage, pour cause de malnutrition, et qu'il a "attrapé" une furonculose chronique. Et surtout qu'il est décédé en janvier 2007 à la suite d'une crise cardiaque. C'est très étrange, on a l'impression d'avoir fait ce voyage avec lui, et quand on sait que tout cela est réel, c'est en même temps magique et ça fait froid dans le dos.



J'ai encore trois ou quatre BD à vous présenter, mais cela suivra dans un deuxième article, très très vite (peut-être même aujourd'hui), histoire de ne pas vous noyer sous une pile de BD...



Par Miléna - Publié dans : Bande Dessinée
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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /Oct /2008 17:16
C'est le nom d'un film datant de 2001.
Sur le boitier du dvd il est inscrit "entre le Rocky Horror Picture Show et Priscilla folle du désert".  Attention, moi ce genre de description ça me fait peur, le Rocky étant pour moi la meilleure comédie musicale jamais écrite.
Je reste quelque peu sceptique quand j'apprend qu'il s'agit de l'histoire d'un groupe de rock transexuel.
Bon, allons-y, appuyons sur play...



La première chanson donne le ton, le groupe joue dans un restaurant peu fréquenté, les clients regardent avec frayeur cette grande folle blonde, quelques fans sont là. Et là elle raconte son histoire en chanson, petit garçon issu de Berlin Est lors de l'époque du Mur de Berlin, rêve de pouvoir partir à l'ouest vers la liberté.

On se dit qu'avec tout ce maquillage elle doit passer plus de temps au maquillage qu'à travailler ses chansons. Eh bien non c'est râté, la musique est bonne !

Mais alors pourquoi Hedwig and the Angry Inch n'ont-ils pas de public ?


Ce film a d'abord été une comédie musicale créée en 1998 par John Cameron Mitchell, notre chère Hedwig. Après l'avoir joué sept jours par semaine pendant dix mois, en ayant été quelques fois remplacé, l'acteur avoue dans le documentaire du dvd que ce film n'a pas franchement été une partie de plaisir à tourner...

La musique a été composée par Stephen Trask, un pur amateur de rock'n'roll.

Concert après concert, Hedwig poursuit le récit de sa vie. Encore garçon, il rencontre un militaire américain dont il tombe amoureux, qui lui suggère de se séparer d'un "petit bout de lui même" pour pouvoir être libre, se marier avec lui et partir aux Etats-Unis.


La principale histoire du film, je ne vous la conterai pas, je vous laisse le soin de la découvrir par vous même, parce que ça en vaut vraiment la peine...



 


Ouvertement homosexuel, John Mitchell a surtout participé à des projets liés à l'homosexualité. Il est rapidemment devenu une icône gay et défend les droits des homosexuels. Il a réalisé le film Shortbus, ainsi qu'un clip pour les Scissors Sisters et pour Bright Eyes, mais n'a pas fait grand chose de plus.


Bref, tous les morceaux sont bons chez Hedwig et je ne vais pas manquer de vous faire une petite sélection :

Tear me Down

Wig in a box

Origin of love

Angry Inch

Midnight Radio


j'arrête là sinon il y aura tout le film...


On aime le motard à la voix féminine, on aime les paillettes d'Hedwig, on aime sa façon cru de parler, de danser aussi, on aime la finesse des sentiments, et l'humour du film...

Ah oui et si vous vous procurez le dvd, regardez les scènes coupées, on comprend pourquoi elles ont été coupées, à mourir de rire !




photos : D.R.

Par Miléna - Publié dans : Cinéma
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